EVENEMENTS

Classe : CE1 / Sujet: Préparer un gateau / Bravo chers cuisiniers et cuisinières:

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Classe :CE1 / Discipline:DDM / Objectif : un repas bien équilibré:

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Réperer une case par rapport à une autre case dans un quadrillage:

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Expérience scientifique sur l’air et l’oxygène (G.S)

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 la graduation de la G.S :2017 / 2018

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 Des photos de la formation aefe/DGSCO Amiens France:

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التفكير بطرائق التعليم: عمل دائم في ليسيه عبد الله الراسي
تعيد وتكرر المدارس الأخرى نفس الطرق التعليمية بدون أن تسأل نفسها حول صحة ما تفعله. بينما تعتمد الليسيه على التفكير التربوي الدائم
انطلاقا من هذا المبدأ، بحثت معلمات المرحلة الابتدائية في طرق تطبيق التوجيهات الجديدة لوزارة التربية الوطنية الفرنسية
لهذه الغاية، استفادت المعلمات في 17 و18 أيار من زيارة المستشار التربوي في السفارة الفرنسية جان ماري جاوين، وفي 22 و23 أيار من زيارة المفتشة التربوية المرتبطة بالسفارة الفرنسية باسكال ماتيرا
كانت زيارة المتابعة التي قامت بها المفتشة ذات فائدة كبيرة. وقد زارت المفتشة كافة الصفوف
قضى عمل المفتشة والمستشار التربوي بشرح وتحليل التوجيهات الوزارية الجديدة التي شملت التالي
تعليم اللفة الفرنسية: المفردات والقواعد والإملاء
تعليم الرياضيات: حل المسائل الرياضية وتقنيات العمليات الحسابية
علاوة على هذه التوجيهات المحددة في النشرة الرسمية لوزارة التربية الفرنسية، بحثت المعلمات في طريقة إدارة مناظرة صفّية مع جان ماري جاوين وفي تحليل بعض الحالات التربوية

برهنت معلمات الليسيه مرة جديدة عن اهتمامهن بالتحسين الدائم لمهاراتهن التعليمية من خلال هذا العمل الجماعي المهم الذي قمن به خارج ساعات الدوام
وهنّ يستحققن أن نهنّئهم بحرارة

Réfléchir à la pédagogie : une tâche permanente au Lycée Abdallah Rassi:

Si d’autres répètent sans cesse les mêmes recettes pédagogiques sans jamais se poser de question, tel n’est pas le cas au Lycée Abdallah Rassi où la réflexion pédagogique est permanente.
Ainsi, les Maîtresses de notre école primaire ont-elles eu à réfléchir sur les nouvelles orientations du Ministère français de l’Education nationale.
Pour cela, elles ont bénéficié tout d’abord, le jeudi 17 et le vendredi 18 mai, de l’aide de notre ami Jean-Marie JAOUEN, Conseiller pédagogique auprès de l’Ambassade de France, puis de celle de l’Inspectrice de l’Education nationale, également rattachée à l’Ambassade de France, Pascale MATERA, le mardi 22 et le mercredi 23 mai.
Cette visite d’accompagnement et de suivi effectuée par l’Inspectrice a été d’une immense utilité pour nos Maîtresses dont l’Inspectrice a visité toutes les classes.
Il s’agissait, pour l’Inspectrice comme pour le Conseiller,d’expliquer et d’analyser les nouvelles directives ministérielles qui portent :
• D’une part, sur l’enseignement du français : vocabulaire, lexique, grammaire et orthographe
• D’autre part, sur l’enseignement des Mathématiques : résolution de problèmes et techniques opératoires.
Outre ces orientations, recueillies dans le Bulletin Officiel du Ministère de l’Education, Les Maîtresses ont également réfléchi à la façon de conduire un débat en classe (JM JAOEN) et à l’analyse de certaines situations pédagogiques.
Une fois encore, par cet important travail collectif réalisé en dehors de leurs obligations horaires, les Maîtresses de notre lycée ont démontré la préoccupation qui les anime de toujours améliorer leurs compétences pédagogiques.
Elles méritent d’en être vivement félicitées.

Evènements de fin d’année

Halba le7 juin 2018

Le Proviseur

Objet : Evènements de fin d’année

Trois évènements vont marquer la fin de cette année scolaire que je vous demande de bien vouloir noter dans vos agendas.
Jeudi 21 juin : Fête de la Musique
Afin de célébrer l’arrivée de l’été, et à l’image de ce qui se pratique aujourd’hui dans un grand nombre de pays du monde, notre lycée organisera la Fête de la Musique.
A cette occasion, chacune de nos classes primaires, de la Petite Section jusqu’au CM2, interprétera deux chansons, l’une en arabe, l’autre en français.

La fête commencera à 9h.

Samedi 23 juin : Fête du Sport

Le samedi 23 juin, à partir de 18h30, nous inaugurerons le magnifique terrain de football qui vient d’être réalisé dans notre lycée. Cet évènement marquera la naissance de notre « Académie de Football ».
Pour l’occasion, à la suite des traditionnelles prises de parole qui marqueront cet évènement, une démonstration de judo sera organisée, suivie de différentes rencontres de football qui opposeront les équipes de notre lycée et d’autres équipes invitées.
Un match Elèves / Professeurs sera également organisé.
La coordination de cet évènement sera assurée par les Professeurs d’Education physique et sportive Hatem HANNA et GERGES YARAK.

Mercredi 27 juin : Soirée Poésie

Enfin, pour célébrer le départ en vacances d’été, une soirée poésie sera organisée le mercredi 27, dont la coordination est assurée par Alia MAMA, Professeur d’Arabe et auteur d’un recueil de poèmes.
Cette soirée rassemblera tous les amoureux de la poésie, qu’ils soient élèves, parents ou enseignants, quelle que soit la langue employée : arabe, français, espagnol ou anglais.
Chacune et chacun pourra lire des poèmes dont il est lui-même l’auteur ou des textes choisis parmi
les œuvres poétiques.

Les programmes détaillés de ces trois évènements seront ultérieurement communiqués.
Ces trois beaux évènements, culturels et sportifs, nous permettront de donner une très belle fin à la présente année scolaire et je vous invite à y participer très nombreux.

Yves LOPEZ

 

le conseiller pédagogique francais en visites de classe de l’école primaire du lycee ABDALLAH AL RASSI.
Puis en une séance d’animation pédagogique avec l’équipe pédagogique du lycée.

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في حدث هام جدا” شارك تلاميذ عبد الله الراسي في افتتاح بطولة أسيا لجودو في لبنان على أرض ملعب غدير في بيروت بمشاركة 28 دولة.هذه المشاركة هي الاولى في هذا المجال على صعيد عكار

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رشيد: 

حزن

غادرنا رشيد وعائلتنا حزينة.

توفي رجل شجاع لم تكن الحياة كريمة معه. توفي رشيد شاباً ولم يشيخ.

بسمته ولطفه معروفان ومحبوبان من قبل الجميع.

أول من يستقبلنا عند وصولنا إلى المدرسة صباحاً هو رشيد. “صباح الخير رشيد، كيف الحال؟ أجل، كل شيء بخير”. يمكن ليومنا أن يبدأ…

يعرف كل التلاميذ رشيد ويحبونه وخاصة تلاميذ الحضانة. فقد كان ينتظر وصول السيارات والباصات ويساعد كل الأطفال على النزول من السيارة لإيصالهم إلى الباب بأمان دون أن يقعوا. رشيد، الأب العطوف!

عند وصول جورج، كان رشيد يحمله بين ذراعيه ويوصله إلى كرسيه كالأب. كانت البسمة ترتسم على وجه جورج.

من بين كل الأعمال التي كان يقوم بها في الليسيه، كان العمل الأحب إلى قلب رشيد استقبال التلاميذ صباحاً. كان ذلك يشعره بالسعادة. وكان بذلك يجسّد روح العائلة أفضل من أي شخص. كيف لنا ألا نشعر بحزن عميق لفقداننا له؟

بدأنا بتنفيذ بعض التحسينات في مدرستنا لتجديدها وتجميلها. وكان كلّما أنجز رشيد عملاً من هذه الأعمال يفتخر بذلك ويُرينا ما أنجزه ويسعد بأي إطراء يتلقاه.

تميّز رشيد بالبساطة واللطف. سوف نفتقد لهذا الرجل. سوف نبحث عنه أمام المدرسة عند وصولنا صباحاً. لكن، لنكن مطمئنّين، فروحه ستبقى حاضرة وساهرة على وصول الكبار والصغار.

اليوم، سيستحضر جميع التلاميذ مع معلماتهم وأساتذتهم ذكرى رجل نبيل، وهو صديقنا رشيد.

فلتكن دربه مريحة.

المدير

إيف لوبيز

:Rachid

Tristesse

 Rachid s’en est allé et notre famille est triste

Un brave homme s’en est allé pour qui la vie ne s’est pas toujours montré bonne ; Rachid s’en est allé trop jeune sans avoir eu le temps de vieillir

Son sourire, sa gentillesse étaient connus et appréciés de toutes et tous

En arrivant devant le lycée le matin, le premier à nous accueillir était Rachid. « Bonjour Rachid, ça va ? Oui, oui, ça va ». La journée pouvait commencer…

Tous les élèves connaissaient et aimaient Rachid ; les petits de la Maternelle plus que les autres. Il guettait l’arrivée des voitures et des minibus, aidant tous les enfants à descendre de voiture sans tomber pour les conduire jusqu’à la porte, en toute sécurité. Rachid, un bon Papa

Quand Georges arrivait, comme un père encore, Rachid le prenait dans ses bras pour le conduire à son fauteuil. Georges souriait

De toutes les choses que Rachid faisait au lycée, accueillir les enfants le matin était ce qu’il aimait le mieux, il en était vraiment heureux. Aussi, mieux que quiconque, incarnait-il notre école, son esprit de famille. Comment, alors, ne pas ressentir une profonde tristesse en ce moment où il nous quitte

Nous avions commencé à faire des petites choses pour réparer notre école, l’embellir et, chaque fois que Rachid accomplissait l’une de ces choses, il en était fier, satisfait de montrer ce qu’il avait réalisé et fier des compliments qu’on lui adressait

Simplicité et gentillesse marquaient son caractère. Ce brave homme nous manquera. En arrivant le matin, nous le chercherons devant l’école. Soyons cependant rassurés, son ombre bienveillante restera présente et veillera toujours sur l’arrivée des grands et des petits

Ce matin, tous nos élèves dans leurs classes, avec leurs Maîtresses et Professeurs, évoqueront la mémoire d’un brave homme : Rachid, notre Ami

Que son chemin, à présent, lui soit doux

Halba le 14 mars 2018

Yves LOPEZ

Proviseur

Paris-lettre parents 3e et 2e-ajournement-26 mar 18

version arabe

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lettre parents 3e et 2e – ajournement Parispage5

construction terrain de foot-14 mar 18

construction terrain de footpage3

bilan séjour cèdrespage2

:bilan séjour cèdres version arabepage1

حفل توقيع كتاب للصف الاول ثانوي في مدرسة ليسيه عبدالله الراسي

hdour

la francophonie en présence de Mme Ezza Malak et M.Yves Lopez (la classe de la G.S chez (Caroline Farfoud)

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Apprendre aux enfants de la G.S:

Comment faire l’élection et voter pour quelqu’un:

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مقابلة مع آمنة طاهر، والدة خالد، أجراها المدير إيف لوبيز ومعلمة الصف الرابع ابتدائي فدى ساسين

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صباح الخير سيدتي،

.شكراً لك على إجراء هذه المقابلة والتي وافقت على نشرها على موقع مدرستنا على الانترنت

يتعلم ابنك خالد في مدرستنا، في الصف الرابع ابتدائي، منذ بدء السنة الدراسية في أيلول. قبل ذلك، كان يتعلم في مدرسة أخرى. ما هي الأسباب التي دفعتك لتغيير مدرسته؟

لاحظت عدة أمور سلبية في المدرسة التي كان يتعلم فيها خالد. لم يكن التلاميذ محور دعم تربوي جدّي. لم تبدو منهجية التعليم فعالة ولم يكن التعليم منظما. في الليسيه، لاحظت تحسناً لدى خالد في اللغة الفرنسية واكتسابه للاستقلالية  الاتكال على الذات

أدى ذلك لاختيارك الليسيه. ما كانت الفكرة المكونة لديك عن الليسيه قبل تسجيل ابنك فيها؟

كانت لدي فكرة سلبية: تعليم ليبرالي جدا مع رقابة غير كافية ونتائج غير جيدة في البكالوريا الفرنسي

ما هي الدوافع الأساسية لاختيارك الليسيه؟

بعد الحوار مع الأصدقاء ومراقبة جدية لعدة مدارس أخرى استخلصت أن الليسيه مدرسة جيدة.

لقد أكمل خالد ثلاثة أشهر في الليسيه. وقد ذكرت أنه استرجع حبه للتعلم وأنه يبدو سعيداً. كيف تفسرين ذلك؟

خالد سعيد جداً في الليسيه ومتحمس جدا ويشعر بالحرية. وكان اندماجه ناجحا جدا. يعامَل الأطفال بمساواة كاملة ويتعلمون احترام بعضهم لبعض. يتم تشجيع خالد على التعبير في الصف، مما جعله يقطع أشواطا كبيرة في ثقته بنفسه

ما رأيك بالمنهجية المتبعة في الليسيه أي ما نسميه “التعليم على الطريقة الفرنسية”؟

إنها منهجية جيدة. أشعر بالحاجة للحصول على تقييم مستمر لطفلي

كيف تقيمين العلاقة بين المعلمات والتلاميذ؟

إنها علاقة جيدة تسودها الثقة والصفاء

تتميز الليسيه بمجموعة من القيم الأخلاقية والتربوية. هل توافقين عليها؟

نعم، بالتأكيد. أشارك القيم التربوية لليسيه. لكنني ألاحظ أن بعض التلاميذ يقومون أحيانا بتصرفات لا تنمّ عن احترام

لقد حضرت الندوة التي أعطيتها بعنوان “فهم العلمانية”. هل توافقين على التعريف الذي أعطيته؟ ما هي رؤيتك الخاصة للعلمانية؟

رؤيتي للعلمانية مبنية على احترام الآخر وعلى الانفتاح. تتطلب العلمانية تقاسم القيم المشتركة.

تتكلمين الفرنسية بطلاقة. هل تعتقدين أن امتلاك ثقافتين أمر مهم؟

أجل، طبعاً، هذا الأمر بالغ الأهمية

مدرستنا ليست مثالية. لدينا الكثير من التحسينات لننجزها. إذا كان عليك تقديم اقتراح واحد لانجاز هذا التقدم، فما هو؟

اقتراحي الأساسي هو أن يقدّم كل الطلاب امتحانات البكالوريا الفرنسية ويحصلوا على هذه الشهادة المهمة

Entretien avec Enneh Taher, mère de Khaled, conduit par le Proviseur Yves Lopez et la Maîtresse de CM1 Fida SASSINE.

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Bonjour Madame

Merci d’avoir accepté cet entretien qui, avec votre accord, sera publié sur le site Web de notre lycée.

Q1 : votre garçon est Khaled est scolarisé dans notre lycée, en classe de CM1, depuis la rentrée de septembre. Il était jusque-là dans une autre école. Quelles sont les raisons qui ont motivé ce changement ?

R1 : Dans l’école où était scolarisé Khaled, j’ai observé un certain nombre de chose négatives : les élèves ne faisaient pas l’objet d’une véritable prise en charge éducative, la pédagogie pratiquée me semblait inefficace et les apprentissages n’étaient pas structurés.

Au lycée, je constate des premiers progrès chez Khaked, en langue française et en acquisition d’autonomie.

Q2 : vous avez donc choisi le lycée, quelle image aviez-vous du lycée avant d’y scolariser votre enfant ?

R2 : Une image plutôt négative d’une éducation trop libérale, peu contrôlée, avec des résultats insuffisants au Bac français.

Q3 : quelles motivations principales ont motivé votre choix du lycée ?

R3 : C’est par le dialogue avec des amis et une observation plus sérieuse de différentes écoles que je suis parvenu à la conclusion que le lycée était une bonne école.

Q4 : voilà trois mois que Khaled est dans notre lycée, vous me disiez avoir observé que Khaled avait retrouvé le goût de l’étude et que vous le sentiez heureux. Comment expliquez-vous cela ?

R4 : Khaled est, en effet, très heureux au lycée, très motivé. Il éprouve un réel sentiment de liberté. Son intégration a été très réussie ; les enfants sont traités en parfaite égalité et on leur apprend à se respecter les uns les autres. Encouragé à s’exprimer en classe, Khaled a accompli de très grands progrès en matière de confiance en soi.

Q5 : que pensez-vous de la pédagogie pratiquée dans notre lycée ? ce que nous appelons « une pédagogie à la française ».

R5 : C’est une bonne pédagogie ; je ressens le besoin de disposer d’une évaluation progressive de mon enfant.

Q6 : comment analysez-vous la relation Maîtresse / Elèves ?

R6 : C’est une bonne relation, marquée par la confiance et la sérénité.

Q7 : ce lycée est caractérisé par un certain nombre de valeurs morales et éducatives, vous sentez-vous en accord avec ces valeurs ?

R7 : Oui, bien sûr. Je partage les valeurs éducatives du lycée ; j’observe cependant que certains élèves ont, parfois, des comportements peu respectueux.

Q8 : vous êtes venue écouter mon exposé « Comprendre la laïcité », vous êtes-vous sentie en accord avec la définition que j’ai tenté d’en donner ? quelle est votre propre vision de la laïcité ?

R8 : Ma vision de la laïcité se fonde sur le respect d’autrui et l’esprit d’ouverture. La laïcité exige le partage de valeurs communes.

Q9 : vous parlez parfaitement bien le français, croyez-vous que posséder une double culture soit important ?

R9 : Oui, bien sûr ; de la plus haute importance.

Q10 : ce lycée, pas plus que d’autres écoles, n’est parfait ; beaucoup de progrès restent à faire. Si vous deviez me faire une seule proposition pour réaliser ces progrès, que serait-elle ?  

R10 : Ma proposition principale est que tous les élèves soient présentés au Bac français et obtiennent cet important diplôme.

la gourmandise est – elle un vilain défaut?

les élèves de ce1 ont participé à ce débat qui était très intéressé. Tous étaient motivés et ils ont changé leur point de vue.

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Brossage des dents (G.S):

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 مبروك لتلاميذنا الفوز على  مدرسة عكار الدولية بنتيجة 9 / 0 و الأهم الروح الرياضية التي تمتعوا بها تلاميذنا

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Discipline: expression orale (un débat) 

Titre: la gourmandise est – elle un vilain défaut?

les élèves de ce1 ont participé à ce débat qui était très intéressé.Tous étaient motivés et ils ont changé leur point de vue.

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Exposé génétique – Souha et Hanna

CYCLE D’EXPOSES DU LYCEE ABDALLAH RASSI

2017 – 2018

« Le génie génétique : chances et risques »

Par Souha JOUKHADAR

Professeur de SVT

et Hanna DIB, Conseiller d’Education  

Exposé : jeudi 8 février à 16 h


أخبار سعيدة

سجلت المدرسة ثلاثة أخبار سعيدة منذ بداية كانون الأول

:”اختيار الصف الخامس أساسي لـ”برلمان الأطفال

الخبر الأول هو اختيار الصف الخامس أساسي لتمثيل كل المدارس المعتمدة لمنطقة الشرق الأوسط (لبنان، سوريا، والأردن) للمشاركة في النشاط التربوي “برلمان الأطفال” الذي يجري برعاية مجلس النواب الفرنسي. يلعب التلاميذ في هذه المسابقة دور نواب داخل المجلس ويقدمون اقتراح قانون بحسب قواعد وأنظمة العمل البرلماني. يحدد مجلس النواب كل عام موضوعاً للمسابقة. وموضوع السنة الدراسية 2017-2018 هو حماية التنوع البيولوجي. لهذا النشاط أهمية كبرى لدى تلاميذنا حيث أنه يعرفهم على المشاكل الأساسية التي تعاني منها مجتمعاتنا. كما أن هذا النشاط يعلمهم أن بإمكان المواطن إيجاد حل لهذه المشاكل من خلال عمل النواب الذين يمثلون الشعب في إطار الديمقراطية. ونحن نعي ونقدر الثقة والشرف الممنوحين لنا باختيار الصف الخامس أساسي. ولدينا ثقة بأن تلاميذ هذا الصف سيعملون كل ما باستطاعتهم تحت قيادة معلمتهم السيدة منى فجلون كي يثبتوا جدارتهم

:اختيار منسقة مرحلة الروضة كارولين فرفود

الخبر السعيد الثاني هو اختيار كارولين فرفود للمشاركة في دورة تدريبية في فرنسا في شهر أيار القادم، تنظمها وزارة التربية الفرنسية ووكالة التعليم الفرنسي في الخارج. يشارك في هاتين الدورتين 60 شخصاً فقط من كافة المدارس المعتمدة حول العالم. يأتي اختيار كارولين كتشجيع استثنائي لنا. ترشيح كارولين ليس صدفة أبداً، فالتزامها التربوي وضميرها المهني وقيامها بمهمة تنسيق مرحلة الروضة هي الأسباب التي أدت لتقديم ترشيحها للسلطات التربوية في السفارة. ستقوم كارولين عند عودتها بنقل ما اكتسبته إلى زميلاتها في المرحلة الابتدائية.

:منح وسام للسيدة سونيا الراسي

الخبر السعيد الثالث هو منح الوسام الوطني للسعفة الأكاديمية من درجة ضابط لسونيا الراسي. يعطى هذا الوسام الذي أسسه نابليون بونابرت لأولئك الذي يساهمون بنشر التعليم والثقافة بأعمالهم والتزامهم. من الطبيعي أن تحصل سونيا الراسي عن جدارة على هذا الوسام، هي التي أسست هذه المدرسة مع زوجها عبد الله الراسي. فهما لم يقوما بتأسيس مدرسة فقط بل منحا منطقة عكار المدرسة اللبنانية-الفرنسية الوحيدة في المنطقة. كما عملا مع السفارة الفرنسية على جعل المدرسة معتمدة من قبل وزارة التربية الفرنسية وعلى الانتساب للشبكة الديناميكية لمدارس البعثة العلمانية الفرنسية في لبنان. أمّن الزوجان عبد الله وسونيا الراسي من خلال قراراتهم المجدّدة والمبتكرة خلق صرحٍ للتعليم والثقافة الفرنكوفونية والعلمانية. بالتالي، يشكل منح هذا الوسام لسونيا الراسي اعترافا مستحقاً بانجازاتها. نتقدم بتهانينا الحارة للسيدة سونيا التي من خلالها يكرّم مجتمعنا التعليمي.


Bonnes nouvelles

Trois excellentes nouvelles marquent la vie de notre école depuis début décembre.

Sélection de notre classe de CM2 pour le « Parlement des Enfants »

La première a été la sélection de notre classe de CM2 pour représenter toutes les écoles homologuées de la zone Proche-Orient (Liban, Syrie, Jordanie) dans l’action éducative promue par l’Assemblée nationale française : « Le Parlement des Enfants ».

Il s’agit, pour les élèves, de se mettre dans le rôle des députés de l’Assemblée et d’élaborer une loi selon les procédures et les formes du travail parlementaire. Chaque année, l’Assemblée fixe le thème retenu pour le concours ; pour cette année scolaire 2017-2018, il s’agit d’élaborer une loi pour la protection de la biodiversité.

Cette action est, évidemment, d’un très grand intérêt éducatif pour nos élèves car, d’une part, elle leur fait prendre conscience des problèmes essentiels qui préoccupent nos sociétés et, d’autre part, elle leur enseigne comment, dans une démocratie, les citoyens peuvent répondre à ces problèmes à travers l’action de leurs représentants, les députés.

Nous avons conscience de la confiance et de l’honneur qui nous sont accordés par le choix de notre classe de CM2 et nos petits élèves, sous la conduite de leur Maîtresse Mona FAJLOUN, feront tout pour s’en montrer dignes.

Sélection de la candidature de Caroline FARFOUD, Coordonnatrice de Maternelle:

La deuxième grande bonne nouvelle concerne la sélection de Caroline FARFOUD pour participer à l’un des stages de formation, organisés en France au mois de mai prochain, conjointement par le Ministère de l’Education français et l’AEFE (Agence pour l’Enseignement français à l’Etranger).

60 places seulement étaient offertes pour ces deux stages, pour l’ensemble des établissements homologués du monde entier.

C’est donc un encouragement extraordinaire qui nous est ainsi adressé par le choix de Caroline.

Bien sûr, la candidature de Caroline ne doit rien au hasard, c’est en raison de son engagement éducatif et de sa conscience professionnelle, c’est en raison de la mission qui lui a été donnée de coordonner notre école maternelle, que sa candidature a été proposée aux autorités éducatives de l’Ambassade.

Il appartiendra bien sûr à Caroline, au retour du stage, de transmettre à ses collègues de l’école primaire toutes les acquisitions dont elle aura bénéficié.

Distinction de Sonia RASSI

La troisième bonne nouvelle concerne la distinction de Sonia RASSI au grade d’Officier dans l’Ordre national des Palmes Académiques.

Cette distinction, créée par Napoléon Bonaparte, est décernée à ceux qui, par leur action et leur engagement, ont contribué à la promotion de l’éducation et de la culture.

Il était donc naturel que Sonia RASSI, fondatrice de notre lycée, avec son époux Abdallah, reçoive cette distinction pleinement méritée. Non seulement, en effet, les époux Rassi ont créé une école mais ils ont doté le Akkar du seul établissement franco-libanais de la région. Ainsi ont-ils voulu, très vite, à travers l’Ambassade de France, que notre lycée soit homologué par le Ministère français de l’Education et qu’il puisse intégrer le dynamique réseau des écoles de la Mission laïque française au Liban.

Par ces décisions novatrices et originales, les époux Rassi ont permis la création, à Halba et dans le Akkar, d’un pôle d’éducation et de culture francophone et laïque.

Cette distinction aujourd‘hui accordée par la France à Sonia Rassi est, en conséquence, une reconnaissance méritée de l’œuvre accomplie.

Nos plus chaleureuses félicitations à l’heureuse récipiendaire à travers qui notre communauté éducative est honorée.

« Approche méditerranéenne de la laïcité »

Chers élèves, Chers Parents, Chers Collègues

Une raison m’a conduit à imaginer le cycle de conférences que nous commençons aujourd’hui avec cet exposé sur la laïcité : donner à notre lycée, au sein de son environnement socio-culturel, le rayonnement qu’il mérite. Pour cela, il suffit de valoriser les ressources humaines, intellectuelles et artistiques, dont notre école dispose. C’est dans cet que j’ai élaboré ce premier cycle de conférences.

Plusieurs autres raisons, plus précises, m’ont ensuite poussé à commencer par cet exposé sur la laïcité.De fait, j’ai déjà donné cet exposé à l’Université d’Alicante en Espagne, en essayant de mobiliser les observations que j’ai pu faire dans trois pays du pourtour méditerranéen que j’ai pu observer : l’Espagne, la France et, bien sûr le Liban.

 

S’agissant du Liban, les raisons de parler de laïcité sont particulièrement fortes. Ma conviction ancienne, depuis la période où j’étais proviseur à Tripoli, est que la nation libanaise ne parviendra à se consolider vraiment qu’à travers la laïcité.

lire plus

les évènements 2017 – 2018 :

Dans le cadre du “Parlement des enfants ” , Mr KArim Al Rassi a rencontré aujourd’hui les élèves des classe :cm1 , cm2 et 6eme et il leur a rencontré son expérience étant ancien député.

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1er essai de travail dans la salle d’informatique (G.S):

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Documents (Novembre 2017):

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Pour lire chaque document seule cliquer ici

les évènements:

Titre: l’occasion de la parution du 6ème collectif sur l’œuvre de Ezza Agha Malak

Compte_ rendu :Dans le cadres du salon du livre francophone et à l’occasion de la parution du 6ème collectif sur l’œuvre de Ezza Agha Malak « Ecriture romanesque et formes littéraires ».j’ai eu plaisir d’assister avec mes élèves de la classe de seconde a cet évènement culturel qui a eu lieu à la chambre de commerce et d’industrie.

 

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Titre: Visite du salon du livre au Biel et rencontre de l’auteur française Sophie Laroche

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Titrevisite médicale en GS

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2017-2018: تعزيز ديناميكيتنا

بعد أيام، سيعود الطلاب والأساتذة إلى المدرسة. كم جميل أن يكون فرح لقاء الأصدقاء ومتعة التعلم والتقدم هي ما يدفع هذه العودة. علينا كأهل وأساتذة العمل على تحفيز هذه الدوافع .

شهدت السنة الدراسية 2016-2017 تغييرات عديدة في حياة وتنظيم مدرستنا. ستشهد هذه السنة تأكيداً وتدعيماً لهذه الديناميكية    المستعادة .

على مثال الواجهة التي باتت ترحب بالقادمين بطلاء جديد، سندخل الحياة والألوان إلى مدرستنا ونؤكد على ما يميزنا، وهو أننا مدرسة لبنانية-فرنسية تلتقي فيها الثقافتان اللبنانية والفرنسية، وتُعلَّم فيها أربع لغات، ويحصل فيها الطالب على شهادتي البكالوريا  اللبنانية والفرنسية .

تشكل نتائج امتحانات نهاية العام تشجيعاً قيّماً. لم ينجح كل الطلاب في البريفيه فحسب، بل حصل 5 منهم على تقدير “جيد جداً” و4 على تقدير “جيد” من أصل 16. كما أن نتائج الامتحانات التحضيرية للبكالوريا الفرنسية (لغة فرنسية، أعمال شخصية تحت  إشراف الأستاذ) مشجعة وتبرهن أنّ لدى طلابنا القدرة على النجاح في هذه الامتحانات تماماً كباقي طلاب بيروت وطرابلس .

عدا عن هذه النتائج التربوية البحتة، تحققت عدة مبادرات، كالأهمية المعطاة لتربية المواطنة في إطار مجلس مندوبي الصف ومجلس الأطفال، الرحلات التربوية المتعددة، النشاطات اللاصفية، تنظيم بطولة كرة قدم، وذلك على سبيل المثال لا الحصر.

تم أيضاً إعادة تنظيم وفتح المكتبة، إعادة تجهيز صالة المعلوماتية (كمبيوتر)، والمختبر الذي تم تجهيزه بعدة معدات وتجهيزات. تم طلاء وترتيب عدة غرف: قاعة العرض، غرفة الألعاب الحركية، الردهة، إلخ… كما كثفنا تواصلانا من خلال إنشاء موقع على الانترنت يعكس ما يحصل في الليسيه .

سيتم تدعيم ومتابعة كافة هذه الجهود وسيتم إنجاز مشاريع جديدة. سندرس مشروع سفر لطلاب الصف الأول ثانوي إلى باريس. سيتم إنشاء أكاديمية لكرة القدم تحت إشراف الأستاذ والحكم المجاز جرجس يرق، كما سيتم إنشاء ملعب كرة قدم مسقوف.

سيتم إنتخاب لجنة أهل جديدة تحظى بدور واهتمام كبيرين حيث أننا لا يمكن أن نحقق الطموح التربوي لمدرستنا دون انخراط الأهل الدائم والفعال. كما سيتم دعم وتنظيم هيكلية جمعية قدامى المدرسة كي يتمكن كل من حظي بتعليم الليسيه أن يقدم لنا العون بدوره.

سنطلب مساعدة أصدقاء الليسيه لدعمنا في تجهيزها. يتم درس خطوات إبداعية في هذا المجال، كتركيب لوحات طاقة شمسية على السطح كي نصبح مدرسة صديقة للبيئة تستعمل الطاقة النظيفة والمتجددة.

هذه ليست سوى بعض تذكيرات ومجالات لكنها تكفي لإعطاء فكرة عن نهضة مدرستنا العزيزة. حان الآن دور عائلات أكثر كي تمنحنا ثقتها.

نتمنى لكم سنة دارسية 2017-2018 موفقة

      كريم الراسي                                                                  إيف لوبيز

مؤسسة عبدالله الراسي                                                      المدير

 

2017-2018 : Conforter notre dynamisme

Dans quelques jours les élèves, tout comme leurs maîtresses et professeurs, reprendront le chemin de l’école. La joie de retrouver ses camarades, le plaisir d’apprendre et de progresser sont les motivations qui doivent les conduire. A nous, parents et enseignants, de savoir les stimuler.

Si l’année scolaire 2016-2017 a été marquée par de très nombreux changements dans la vie et l’organisation de notre école, l’année scolaire qui commence devra être celle où ce dynamisme retrouvé sera consolidé.

A l’image de sa façade fraichement repeinte et accueillante, notre lycée reprendra vie et couleurs et, plus que jamais, affirmera sa spécificité ; celle d’être une école franco-libanaise où s’entrecroisent deux cultures, culture libanaise et culture française, où quatre langues sont enseignées, où, à nouveau, les élèves s’engagent vers l’obtention de deux diplômes, le baccalauréat français et le baccalauréat libanais.

Les succès obtenus aux examens de fin d’année sont un très précieux encouragement. Non seulement tous nos élèves ont été reçus au Brevet libanais mais, sur 16 candidats, 5 ont obtenus une mention « Très Bien » et 4 une mention « Bien ». Les notes obtenues aux épreuves anticipées du Baccalauréat français : Epreuves de Français, Travaux personnels encadrés, sont également très encourageantes et démontrent, à l’évidence, que nos élèves ont la pleine capacité de réussir cet examen, aussi bien que leurs camarades de Beyrouth ou de Tripoli.

Outre ces résultats proprement scolaires, de nombreuses autres initiatives ont marqué l’année qui s’achève, comme l’importance accordée à l’éducation citoyenne, tant au sein du Conseil des Délégués comme du Conseil des Enfants, la multiplication des sorties pédagogiques, le lancement des activités périscolaires, l’organisation des championnats de football, pour ne citer que ces quelques actions…

Le Centre de Documentation (CDI) et la Médiathèque (BCD) ont été réorganisés et rouverts, la salle informatique réinstallée, tout comme le laboratoire qui a bénéficié d’une importante dotation d’équipements. De nombreuses salles ont été repeintes et réaménagées : salle de projection, salle de motricité, parloir, etc… Notre communication s’est étoffée avec, notamment, la reconstruction de notre site Web, appelé à être le reflet constant de la vie du lycée.

Tous ces efforts seront, bien évidemment, poursuivis et consolidés et de nouveaux projets verront le jour. Un voyage à Paris pour la classe de 2nde pourrait être envisagé. Dès la rentrée, une Académie de Football sera créée, sous la conduite de Gerges YARAK, professeur et arbitre diplômé, et la construction d’un terrain couvert sera réalisée.

Un nouveau Comité des Parents verra le jour auquel nous accorderons un rôle et une attention privilégiés car l’ambition éducative de notre école ne peut se concevoir sans une implication forte et constante des familles. L’Association des Anciens élèves sera, elle-aussi, structurée et consolidée afin que tous ceux qui ont bénéficié de l’éducation reçue au lycée puissent à leur tour, aujourd’hui, nous apporter leur aide.

 

Nous en appellerons au soutien des amis du lycée afin de soutenir notre politique d’équipement ; dans le cadre de ces partenariats des actions innovantes pourront être envisagées comme, par exemple, l’installation de panneaux solaires sur notre toit afin d’aller vers une l’affirmation d’une école écologique, respectueuse de son environnement par l’utilisation d’énergies propres et renouvelables.

Ce ne sont que quelques rappels et quelques pistes mais ils sont suffisants pour illustrer la renaissance de notre chère école. Il convient, à présent, que des familles toujours plus nombreuses nous accordent leur confiance.

A tous nous souhaitons une très belle année scolaire 2017-2018.

Karim RASSI                                                                                                Yves LOPEZ

Fondation Abdallah RASSI                                                             Proviseur

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  • Conseil des Enfants et Conseil des Délégués:L’éducation citoyenne tient une place centrale dans le projet éducatif du Lycée Abdallah RASSI.Toutes les disciplines enseignées, à l’école primaire comme dans l’enseignement secondaire, contribuent à donner aux élèves les connaissances nécessaires à former leur réflexion, dans le respect des valeurs qui fondent l’éducation au lycée.Lire La Suite

« Approche méditerranéenne de la laïcité »:

 Chers élèves, Chers Parents, Chers Collègues

Une raison m’a conduit à imaginer le cycle de conférences que nous commençons aujourd’hui avec cet exposé sur la laïcité : donner à notre lycée, au sein de son environnement socio-culturel, le rayonnement qu’il mérite. Pour cela, il suffit de valoriser les ressources humaines, intellectuelles et artistiques, dont notre école dispose. C’est dans cet que j’ai élaboré ce premier cycle de conférences.

Plusieurs autres raisons, plus précises, m’ont ensuite poussé à commencer par cet exposé sur la laïcité.De fait, j’ai déjà donné cet exposé à l’Université d’Alicante en Espagne, en essayant de mobiliser les observations que j’ai pu faire dans trois pays du pourtour méditerranéen que j’ai pu observer : l’Espagne, la France et, bien sûr le Liban.

 

S’agissant du Liban, les raisons de parler de laïcité sont particulièrement fortes. Ma conviction ancienne, depuis la période où j’étais proviseur à Tripoli, est que la nation libanaise ne parviendra à se consolider vraiment qu’à travers la laïcité.

Ecoutons ce que dit le préambule de la Constitution du Liban :

  1. C) Le Liban est une république démocratique, parlementaire, fondée sur le respect des libertés publiques et en

premier lieu la liberté d’opinion et de conscience, sur la justice sociale et l’égalité dans les droits et obligations

entre tous les citoyens sans distinction ni préférence.

  1. H) La suppression du confessionnalisme politique constitue un but national essentiel pour la réalisation duquel ilest nécessaire d’œuvrer suivant un plan par étapes.

 

  1. J) Aucune légitimité n’est reconnue à un quelconque pouvoir qui contredise le pacte de vie commune.

Il est donc clair, dans l’esprit des rédacteurs de la Loi fondamentale qu’est la Constitution, que le dépassement du confessionnalisme politique est la clé de la consolidation de la nation libanaise et de ses institutions. Je pourrais le dire autrement : la laïcisation est la clé de la consolidation de la nation.

La deuxième grande raison qui justifie cet exposé est que nous sommes dans une école qui, sous l’impulsion de ses fondateurs, les époux RASSI, a décidé d’adhérer à la Mission laïque française et d’en porter les valeurs.

Notre lycée porte donc une responsabilité particulière relativement à la diffusion des valeurs de laïcité dans cette région de Halba, à laquelle nous appartenons. Eduquer nos élèves dans cet esprit, orienter leur éducation citoyenne selon les valeurs de la laïcité est donc le premier de nos devoirs.

 

Peut-on croire, cependant, que tous ceux qui, parents, ont confié leurs enfants à cette école, ou que tous ceux qui travaillent dans notre école aient bien compris ce qu’est la laïcité ? J’en doute fort et c’est pourquoi il est absolument nécessaire de bien préciser les choses, de façon à sortir de la confusion qui a trop longtemps régné.

 

On ne pourra avancer dans notre réflexion qu’en questionnant l’histoire de la laïcité, dans sa naissance comme dans ses évolutions. A cet égard, il faut que nous observions ce qui s’est passé en France, pays que l’on considère comme le berceau de la laïcité et j’évoquerai bien sûr la grande loi de 1905, qui pose le principe de la séparation des églises et de l’Etat.

A ce questionnement historique il faudra ajouter une approche géographique pour répondre à cette affirmation que je conteste selon laquelle la laïcité serait une exception française, quand je considère que les valeurs de la laïcité sont, au contraire, les plus universelles que l’on puisse imaginer. Pour moi, le plus grand texte laïque existant aujourd’hui est, précisément, la Déclaration universelle des Droits de l’Homme.

Ma connaissance des trois pays méditerranéens que j’évoquais : Liban, Espagne, France – pays qui sont chers à mon cœur – illustrera ma réflexion.J’évoquerai également le témoignage que j’avais eu la possibilité d’exprimer à Kaboul, devant les cadres du Ministère de l’Education afghan.

 

Cette question globale de la laïcité se décline en une multitude de questions secondes que notre approche méditerranéenne, à travers trois situations distinctes, éclairera davantage.

Parmi ces différentes questions, il conviendra de s’arrêter d’abord sur la relation des églises et de l’Etat qui se trouve au cœur de la Loi de 1905, en considérant que cela ne se pose pas à l’identique selon l’histoire des nations et la prégnance du pouvoir religieux dans la vie de ces nations. L’Espagne, à cet égard, n’est pas la France et le Liban est bien différent de l’une et de l’autre.

Au centre de ce questionnement Etat / Eglises, la fameuse loi de 1905, que je ne cesserai de citer, vous m’en excuserez, dont on mesure combien, 112 ans après, elle reste d’une profonde actualité. Je suis en cela profondément d’accord avec Jean BAUBEROT, l’un des grands penseurs de la laïcité en France, qui dans un récent petit livre, « La laïcité falsifiée », propose d’en revenir à l’esprit de la loi pour garder quelque chance de dépasser positivement l’état de fracture profonde dans lequel se trouve aujourd’hui la société française.

Laïcité et athéisme

Mais commençons par le début.

S’il est un concept qui, depuis son apparition, a fait l’objet de multiples confusions, c’est bien celui de laïcité. Mais ces confusions n’ont rien à voir avec une difficulté à penser le concept sinon avec le contexte de conflit qui en a marqué la naissance et l’évolution et sur lequel nous reviendrons, celui de l’opposition vive entre la République et l’église catholique française.

 

On a ainsi, volontairement, laissé penser que laïcité et athéisme étaient identiques et cette confusion, voulue par certains, ne cessera de faire obstacle, quasiment un siècle durant, à une rigoureuse compréhension du concept de laïcité. Pourtant athéisme et laïcité ne se pensent pas sur le même plan et la distinction de ces deux plans, sur laquelle a tout particulièrement insisté mon ami, le philosophe Henry PEÑA RUIZ, que nous avions invité à donner une conférence à l’Université d’Alicante.Conférence autrement plus brillante que les quelques réflexions que je m’efforce aujourd’hui de vous communiquer, et qui éclairait la complexité qui caractérise le concept de « religion ».

 

Dans « religion », je vois deux composantes qui, pour liées qu’elles soient, ne sont pas de même nature. La première est proprement spirituelle quand la deuxième est de nature socio-politique et morale.

Dans leur composante spirituelle, les religions répondent à une préoccupation fondamentale, de caractère proprement métaphysique à mon sens, bien antérieure à l’apparition des églises elles-mêmes, qui est celle de « l’être au monde », celle de la relation de l’homme à l’univers. C’est dans cette question initiale du sens  de cette présence de l’Homme face à l’univers que se trouve, à mon avis, l’acte de naissance de toute spiritualité.

 

Face à cette question trois grandes conceptions vont se faire jour, qui se préciseront au rythme des évolutions de la pensée humaine :

  1. Un principe supérieur d’organisation régit l’univers : l’univers est organisé selon ce principe supérieur dont la complexité, certes, nous échappe, mais sans lequel toute compréhension du monde nous échappe également et dont l’absence nous jetterait dans un gouffre d’angoisse. C’est le sens du « Cogito », le « je pense donc je suis », de Descartes, dont la validité ne tient qu’à la condition de l’évidence de Dieu. Ce sera encore la conviction de Voltaire pour lequel notre univers devient totalement incompréhensible et inquiétant sans la présence rassurante d’un «grand horloger », Dieu.

Il ne conviendrait pas cependant de penser que le monothéisme, qu’il soit chrétien, musulman ou judaïque, soit la seule la seule manière de concevoir cette organisation supérieure du monde. D’autres spiritualités s’y sont employées, comme l’animisme en Afrique pour lequel la nature est pleinement habitée des âmes de tout ce qui fut, humains ou animaux, ou encore les spiritualités extrême-orientales qui conçoivent ce principe d’organisation comme diffus et présent en toutes choses, dont les êtres humains eux-mêmes.

  1. L’homme est dans l’incapacité de penser l’univers : c’est la confession d’impuissance qui structure la pensée agnostique laquelle, considérant sa faiblesse et son insuffisance, préfère se maintenir dans une posture de doute, sans entrer dans la dynamique du Pari sur l’existence de Dieu telle que proposée par Pascal.
  2. L’homme est seul au monde : c’est la posture de l’athéisme qui ne croit pas à la présence d’un Dieu ou d’un principe souverain d’organisation du monde, à la façon du bouddhisme ou de l’animisme. L’athéisme voit en cela une illusoire construction humaine, « trop belle pour être vraie », dont la volonté nondite est de donner un sens rassurant à notre « être au monde » ; véritable conjuration de l’angoisse qui peut nous saisir à l’observation de l’inconnu et plus encore, sans doute, face à la béance de notre mort.

 

Dans ce qui peut apparaître ici comme un modeste détour philosophique, vous observerez que je n’ai à aucun moment évoquer la laïcité, qui est totalement vide de réponse au regard de la nature métaphysique de la question. C’est d’athéisme dont je parle, en soulignant la nature spirituelle d’une telle posture philosophique et métaphysique, ce qui la rend en tous points comparable aux autres postures spirituelles que représente la pensée religieuse, dans ses différentes conceptions, ou l’agnosticisme.

Aussi suis-je quelquefois agacé lorsque l’on évoque aujourd‘hui la nécessité du dialogue inter-religieux, nécessité à laquelle je souscris pleinement tant elle me paraît vitale pour établir un climat de tolérance sociale contraire à toute pensée totalitaire. Cependant, au lieu de dialogue inter-religieux, il serait plus pertinent de parler de dialogue inter-spirituel dont, l’agnosticisme et l’athéisme ne sauraient êtreexclus.

 

Il ne peut donc y avoir confusion entre athéisme et laïcité et ce serait un immense progrès de l’entendre enfin si nous voulons penser rigoureusement ce qu’est la laïcité.

 

Eglises et Etat

 

Pour comprendre l’origine de cette confusion entre laïcité et athéisme, il nous faut revenir à la naissance de la laïcité en France.

On ne peut comprendre l’émergence de la Loi de 1905 sans revenir à la Révolution de 1789 qui va marquer un basculement irréversible dans les rapports entre catholicisme et République.

Pour les révolutionnaires de 89, l’Eglise est très clairement l’alliée de la royauté, dite de « droit divin », et, à ce titre, coupable de l’oppression absolutiste qui pèse sur le peuple. L’Eglise et ses prêtres sont les ennemis de la république et de ses valeurs, telles que la Révolution les met, pour la première fois, en avant. Sous les monarchies européennes, il ne faut pas oublier que le catholicisme, et non le christianisme, est religion d’Etat ; cette domination d’une des branches du christianisme, le catholicisme, sera à l’origine des guerres de religion qui entraîneront la persécution et l’exil des protestants de France. S’il avait existé une branche orthodoxe du christianisme en France, elle aurait sans doute été, elle-aussi, persécutée.

 

Pas d’égalité possible sous une royauté marquée par les privilèges, pas de fraternité à l’évidence avec les exploiteurs du peuple, coupables de le tenir dans la misère. Mais pas davantage de liberté. A cet égard, c’est l’Eglise qui sera considérée, plus que les autres institutions monarchiques, comme responsable de tenir le peuple dans l’ignorance et l’obscurantisme. Il convient donc de libérer les esprits de l’asservissement dans lequel l’église les a tenus. C’est ainsi que la Révolution, indirectement, stimulera le développementde l’athéisme qui sera désigné davantage sous le terme de libre pensée, en réaction littérale à une pensée asservie par la religion.

 

L’opposition Eglise / République ne fait que commencer ; elle ne trouvera son apaisement qu’avec la publication de la loi de séparation de 1905. L’Empire de Napoléon Bonaparte, qui n’a aucune sympathie particulière à l’égard de Rome et de son Eglise, s’accommodera facilement d’une relation où la non-agression réciproque sera la règle. Chacune des étapes de restauration monarchique, en redonnant force à la position de l’église sans pour autant revenir à la situation prérévolutionnaire, renforcera l’hostilité des républicains à l’égard de l’église ; anticléricalisme et libre pensée iront croissant en parallèle. Au retour de la République, la IIIe, il est clair dans tous les esprits que sa survie et sa consolidation ne seront garanties qu’à la condition de réduire l’Eglise catholique et d’imposer définitivement l’autorité républicaine. L’Ecole, l’éducation seront au centre de cette reconquête républicaine, qui trouvera son aboutissement dans les grandes lois de Jules FERRY pour une école publique, gratuite et obligatoire ;lois qui marqueront définitivement les principes et les valeurs du système éducatif français, tels qu’ils perdurent jusqu’à nos jours.

 

Les positions républicaines sont évidemment nuancées, de l’anticléricalisme le plus virulent jusqu’à des attitudes plus conciliantes ; toutes ayant en commun de vouloir consolider la République.

 

A cet égard, le texte de la Loi de 1905 est particulièrement explicite. En dehors du Titre I consacré aux principes de la loi, qui ne comprend que 2 articles, il faut arriver aux Titre V pour y lire les dispositions relatives à la police des cultes. En réalité, la plus grande part du texte est consacrée à la question de la propriété et de la gestion du patrimoine immobilier de l’église. Notons au passage le caractère précurseur de ces dispositions qui, tout en se centrant sur l’usage religieux des édifices, ont anticipé sur leur caractère unanimement patrimonial, au-delà de toute considération religieuse.

Il y a là quelque chose qui n’est pas sans rapport avec le concept de « patrimoine mondial de l’humanité » que l’UNESCO définira.

Cette insistance sur le patrimoine immobilier et ses usages est plus que révélatrice du « bras de fer » qui oppose ici l’autorité républicaine et l’église.

Si la paix sociale semble enfin acquise, avec une relative tranquillité de part et d’autre, le conflit autour de la laïcité n’est pas résolu ; il se poursuivra en se focalisant essentiellement sur la question scolaire.

 

En réalité, si le paysage institutionnel est apaisé, les consciences le sont moins.  Les catholiques les plus radicaux continuent à voir dans la laïcité l’expression la plus affirmée de l’athéisme quand, du côté des « laïcards », on persiste à développer une « laïcité de combat » qui reste l’une des formes les plus évidentes de l’anticléricalisme. De part et d’autre, d’une façon le plus souvent délibérée, la confusion est entretenue et cultivée.De part et d’autre, des positions intégristes se développent.

Laïcité et Education

 

Cette question de la laïcité va donc empoisonner le climat scolairedans de nombreux pays.

 

En France : Ce que l’on appelé « la guerre scolaire », ne prendra véritablement fin, sous le premier septennat de François MITTRRAND qu’avec l’abandon de l’idée d’un « grand service public et laïque d’éducation » et l’acceptation de la participation des écoles privées à la mission nationale d’éducation.

Le réseau des écoles privées va s’organiser sous la forme d’un conventionnement avec l’Etat. S’il est admis que les écoles confessionnelles peuvent afficher une appartenance religieuse particulière, elles ont, cependant, l’obligation de respecter scrupuleusement l’ensemble des programmes scolaires, y compris, évidemment, le programme d’éducation civique et citoyenne. Aucune école ne songera à contester cette obligation.

 

En Espagne :Si l’on considère, à la lumière de cette ultime considération, le cas de l’Espagne, on observera que, 42 ans après l’accès de l’Espagne à la démocratie, ce pays a bien des difficultés à se débarrasser d’une vision dominatrice du catholicisme qui, pendant les quarante ans de franquisme a été une véritable religion d’Etat.

 

Aux lendemains de la transition, le gouvernement socialiste de Felipe GONZALEZ, animé de la volonté de promouvoir l’éducation civique et citoyenne, a proposé aux familles une alternative qui n’aurait pas manqué d’étonner le plus religieux des français : choisir entre éducation religieuse ou éducation morale et civique, comme si une éducation morale n’était pas, identiquement, nécessaire à tous les élèves, comme si l’éducation religieuse était dépourvue de dimension morale.

Le pire restait à venir avec la mise en question de « L’éducation à la citoyenneté ». Là encore, c’est une chose bien difficile à comprendre pour un français imprégné du message issu de la IIe République, selon lequel le plus ardent des devoirs de l’école est de consolider dans l’esprit des enfants les valeurs de la Nation. Que l’on puisse débattre des contenus de cette éducation à la citoyenneté, sans aucun doute ; c’est la responsabilité qui, en France, est dévolue par le Ministère de l’Education au Conseil national des Programmes ; mais que l’on puisse mettre en cause le principe même de cet enseignement, qui plus est en le plaçant en opposition à l’enseignement religieux, voilà qui est incompréhensible pour un esprit laïque. En France, il ne viendrait plus à l’esprit d’aucun prêtre, d’aucun iman, d’aucun rabbin de remettre en cause la légitimité de la République à dispenser à tous ses enfants cette éducation citoyenne ; l’éducation religieuse restant, librement, de la prérogative des familles.

 

Au Liban : mon expérience me conduit à revenir aux lycées franco-libanais et à leur missionde faire la démonstration de la possibilité de la laïcité.C’est à cela que je me suis attaché lors de mes quatre années de direction du Lycée de Tripoli et, à présent dans notre lycée Abdallah Rassi. Faire vivre la laïcité au cœur de cette microsociété éducative a été l’un des engagements les plus passionnants de mon parcours d’éducateur. Fonder la vie de la communauté éducative sur une charte de valeurs partagées, fixant les droits et les devoirs de chacun, a permis de structurer cette microsociété laïque où élèves et personnels ont pu vivre et étudier en harmonie, sans qu’à aucun moment leurs différentes appartenances spirituelles ne fassent obstacle à cette harmonie.

Paradoxalement, les parents en étaient étonnés et admiratifs mais, bien malheureusement, des microsociétés laïques en trop petit nombre, pour démonstratives qu’elles soient, peuvent difficilement entraîner une dynamique sociale d’ensemble. Sans doute est-il suffisamment exemplaire qu’elles offrent des références précieuses d’une possibilité de laïcité.

 

 

 

 

Une transcendance inversée

 

La considération de ces situations nous éclaire sur la genèse de la laïcité.

Je me suis ainsi inventé un concept personnel – cette liberté de la pensée vient avec l’âge – dont je n’aurai évidemment pas l’audace d’affirmer la pertinence mais qui répond bien à mon besoin personnel de compréhension, le concept de « transcendance inversée ».

 

D’ordinaire, lorsqu’on évoque la transcendance, le regard se lève vers le ciel, avec l’espoir inquiet d’y déceler la présence de ce « grand horloger » dont parlait Voltaire,ou de tout autre principe supérieur d’organisation de l’univers. Ma proposition, ici est de faire exactement le contraire et d’abaisser le regard vers la terre, là où s’organise, dans le quotidien des jours, la vie concrète des hommes, de tous les hommes, dans la transversalité de leurs préoccupations : se loger, se nourrir, se soigner, etc…

 

C’est en prenant acte de la diversité des regards qui se portent vers le ciel, des différences dans les manières de croire et de prier, qu’est apparu la nécessité d’élaborer un code commun qui puisse véritablement transcender – d’où mon recours à ce concept de transcendance – ces différences, mais cette fois à ras de terre. Quelles sont, très concrètement les résultats de cette inversion ? Dans  le champ des nations, ce sont les Constitutions dont elles se dotent, dont nous reconnaîtrons ensemble qu’elles n’ont pas toutes la même qualité selon que l’on jouit de démocratie ou que l’on souffre de dictature.

Au niveau international, l’expression la plus lumineuse de cette inversion de transcendance, est, pour moi, je l’ai dit, la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, laquelle se nourrissant de la diversité des spiritualités et des cultures, veut, d’une part, en garantir la libre expression partout en ce monde et, d’autre part, en dépasser les particularismes pour aller vers l’affirmation d’un humanisme universel, tel que l’on va le retrouver dans l’acte constitutif de l’UNESCO.C’est pourquoi, à mes yeux, la Déclaration universelle des Droits de l’Homme est, en conséquence, l’expression la plus aboutie de la laïcité.

 

Encore faut-il bien comprendre que, par essence, la transcendance n’est pas la négation de ce qu’elle transcende, sinon qu’elle en est le dépassement. Transcender les spiritualités « vers le bas » -transcendance inversée ou descendante -ce n’est donc pas les annuler mais, au contraire, s’en nourrir.Au plan éthique, rien ne serait plus erroné que de croire que la laïcité puisse naître du néant ; il en est de même de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme. Ces textes, ces postures n’ont pu apparaître que précédés par les apports moraux qui résultent des grandes traditions religieuses, tant occidentales comme orientales.

La Laïcité, en conséquence, ne stérilise rien de la réflexion morale dont peuvent être porteuses les différentes pensées religieuses ; elle s’en nourrit, au contraire, rassemble et synthétise ces différents apports en une vision du monde qui puisse être acceptée par tous hommes de la terre et c’est en ce sens qu’elle les transcende.

 

Laïcité, démocratie et Droits de l’Homme

 

Pas de démocratie, dans mon esprit, sans laïcité car l’une et l’autre répondent à la même exigence, celle d’une stricte égalité des hommes entre eux, quelle que soit la diversité de leurs cultures et de leurs spiritualités.

Quand je dis égalité entre tous les hommes, je devrai bien évidemment ajouter, avec plus de force encore, entre toutes les femmes et tous les hommes.

Les exemples négatifs ne manquent malheureusement pas de l’incapacité d’un grand nombre de nations à réaliser cet idéal humaniste.

Toute religion d’Etat est donc inévitablement totalitaire, et, quand je dis religion, je n’exclue pas ici l’athéisme officiel tel qu’il avait été institué, en son temps, par l’Union soviétique.  Toute pensée unique, dans ses dimensions culturelle et spirituelle, est discriminatoire et oppressive.

Lors du règnedu grand « Roi soleil », Louis XIV, il n’était pas concevable que l’on puisse penser Dieu en dehors des canons du catholicisme et mes amis cévenols, au terme de la révocation de l’Edith de Nantes, si sagement promu par le bon roi Henri, n’étaient devenus rien d’autre qu’une bande de brigands réfugiés dans les forêts du Mont Lozère.

Dans le cas du Liban, contrairement à l’ambition de la Constitution, la citoyenneté ne peut exister en dehors d’une appartenance confessionnelle particulière. Point de citoyenneté libanaise sans mention d’une appartenance religieuse particulière.Ainsi il ne peut exister de libanais athées ou agnostiques car ces choix spirituels spécifiquesne sont reconnus ni par les institutions ni par les usages. Pourtant, être libanais n’est-ce donc pas une qualité socio-politique suffisante et, par définition transversale et commune à tous les libanais ?.

 

En France, pour les républicains de toute sensibilité, cette articulation entre démocratie, droits de l’homme et laïcité va de soi. Ainsi, à la libération, en 1945, c’est d’un même mouvement que le législateur inscrira dans la nouvelle constitution une double référence aux droits de l’homme et à la laïcité. Or ce moment politique n’est ni banal ni ordinaire. Le monde découvre avec effroi ce qu’a été la réalité monstrueuse du régime nazi ; c’est de cette prise de conscience que résultera la création tant de l’Organisation des Nations Unies (ONU) que de l’UNESCO.

La France, pendant les cinq années d’occupation, s’est divisée entre résistants et collaborateurs avec, entre ces deux extrêmes, le grand marais de la passivité et de la lâcheté. Dans la résistance se sont unis tous ceux qui gardaient de la France une conception de dignité, conforme à son héritage moral et politique forgé depuis la Révolution. Avec la libération est venue l’heure de la refondation de la République qui réunira, depuis les communistes jusqu’au gaullistes, tous ceux qui se sont opposés à l’asservissement des valeurs politiques et sociales accompli par le régime de Vichy et ont conçu le « Programme national de la Résistance » qui marquera, jusqu’à nos jours les orientations vertébrales de la politique française.

Ainsi, cette Républiquene peut se concevoir autrement que sur le fondement du triptyque « Liberté, Egalité, Fraternité », dont la laïcité est le lien.

 

Actualité de la loi de 1905

 

Je ne peux terminer ce propos sans revenir à la loi de 1905, à sa profonde actualité et, partageant le vœu de Jean BAUBEROT, de penser que ce retour à l’esprit de cette loi fondamentale est de nature à conjurer la rupture sociétale à laquelle se trouve confrontée tant la société françaiseque la société libanaise.

 

Dans ma première évocation de cette loi, je me suis limité à l’analyser comme ayant été pensée, essentiellement, pour régler le positionnement respectif des églises et de l’Etat, en réalité et même si la loi était censée s’intéresser à toutes les églises, judaïsme et protestantisme inclus, c’est l’église catholique qu’elle visait car c’est elle qui, siècle après siècle, avait dominé la société française. A la libération, circonstance historique déjà évoquée, le ministre Maurice SCHUMANN pouvait dire : « La laïcité de l’Etat signifie son indépendancevis-à-vis de toute autorité qui n’est pas reconnue par l’ensemble de la Nation afin de lui permettre d’être impartial. »Au terme d’un affrontement long de dizaines d’années, cet acquis d’un positionnement respectif et positif Eglise / Etat étant enfin atteint, il nous convient à présent de considérer un autre aspect de la loi, auquel ses propres concepteurs avaient peut-être prêté moins d’attention mais dont l’actualité est prégnante.

 

Que dit la Loi ?

«  La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public. »

C’est l’article 1 du Titre I de la loi et c’est, bien sûr, celui que chacun, avec juste raison, retient en priorité. Il faut en arriver à l’article 25 du Titre V pour retrouver des considérations relatives à l’exercice des cultes. Entre les deux, je l’ai dit, une foule de considérations relatives au patrimoine de l’église catholique, à sa gestion et à son usage.

Article 25

« Les réunions pour la célébration d’un culte tenues dans les locaux appartenant à une association cultuelle ou mis à sa disposition sont publiques. Elles sont dispensées des formalités de l’article 8 de la loi du 30 juin 1881, mais restent placées sous la surveillance des autorités dans l’intérêt de l’ordre public. »

Article 28

« Il est interdit, à l’avenir, d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l’exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions. »

Cette série d’articles ont tous pour vertu de limiter l’exercice des cultes dans le périmètre d’une pratique qui, en dépit de sa dimension collective, une communauté spirituelle, ne saurait envahir l’espace public lequel, par définition, doit rester l’espace de tous, sans qu’aucune expression particulière ne puisse s’y imposer. On voit bien en quoi ces précautions visent en empêcher toute expression totalitaire d’une pensée religieuse particulière.

Article 31

Sont punis de la peine d’amende prévue pour les contraventions de la 5ème classe et d’un emprisonnement de six jours à deux mois ou de l’une de ces deux peines seulement ceux qui, soit par voies de fait, violences ou menaces contre un individu, soit en lui faisant craindre de perdre son emploi ou d’exposer à un dommage sa personne, sa famille ou sa fortune, l’auront déterminé à exercer ou à s’abstenir d’exercer un culte, à faire partie ou à cesser de faire partie d’une association cultuelle, à contribuer ou à s’abstenir de contribuer aux frais d’un culte.

Article 32

Seront punis des mêmes peines ceux qui auront empêché, retardé ou interrompu les exercices d’un culte par des troubles ou désordres causés dans le local servant à ces exercices.

Cette deuxième série d’articles, évidemment complémentaire de la première, est relative à l’ambition de la loi de permettre à chaque citoyen de penser librement mais, plus encore, d’exercer librement sa liberté de pratique cultuelle, organisée dans le cadre d’une communauté spirituelle

Article 34

Tout ministre d’un culte qui, dans les lieux où s’exerce ce culte, aura publiquement par des discours prononcés, des lectures faites, des écrits distribués ou des affiches apposées, outragé ou diffamé un citoyen chargé d’un service public, sera puni d’une amende de 3 750 euros. et d’un emprisonnement d’un an, ou de l’une de ces deux peines seulement.

Article 35

Si un discours prononcé ou un écrit affiché ou distribué publiquement dans les lieux où s’exerce le culte, contient une provocation directe à résister à l’exécution des lois ou aux actes légaux de l’autorité publique, ou s’il tend à soulever ou à armer une partie des citoyens contre les autres, le ministre du culte qui s’en sera rendu coupable sera puni d’un emprisonnement de trois mois à deux ans, sans préjudice des peines de la complicité, dans le cas où la provocation aurait été suivie d’une sédition, révolte ou guerre civile.

Enfin, cette troisième série d’articles nous indique comment la République entend préserver son intégrité sociale et éthique contre toute atteinte qui pourrait lui venir d’une communauté religieuse particulière.

Ces trois séries d’articles, mises en complémentarité, sont la déclinaison et l’explicitation de l’article 1. Il n’est pas difficile d’en analyser toute l’actualité. Ici, il n’est plus tant question de positionnement Etat / Eglises mais de penser la cohabitation des différentes spiritualités au sein de la Nation.

La loi de 1905 avait donc bien clairement anticipé la diversité spirituelle française et pourtant la laïcité de la République est aujourd’hui en crise.

Avec la crise économique est venu le temps des exclusions, des discriminations et la crise de la laïcité renvoie à la question migratoire qui n’a pas été gérée en responsabilité, dans le respect des personnes et l’esprit de solidarité…

 

Il y a deux manières d’accueillir, l’une est inclusive et l’autre discriminatoire et exclusive.

La République se devait d’accueillir dans la bienveillance et l’exigence ; bienveillance à l’égard de celui qui arrive, respect vis à vis de sa culture et de ses modes de pensée, mais exigence en ce qui concerne les fondamentaux de la Nation qui, d’aucune façon, ne sauraient être objets de négociation. Liberté, égalité, fraternité et laïcité ne sauraient être marchandés.

Au lieu de cela, c’est dans la complaisance et le mépris qu’ont été reçus ces gens venus d’ailleurs.

Bienveillance et exigence voulaient la mise en œuvre d’une pédagogie de l’accueil par laquelle eussent été expliquées les valeurs et les principes de la République, au premier rang desquels la laïcité.

 

Conclusion : tout était dit dans la grande loi de 1905 avec l’affirmation de trois principes indissociables :

  • La République, dans le respect de la diversité spirituelle des citoyens, garantit la liberté de conscience
  • La République garantit à toutes les religions présentes sur le sol national la liberté de culte ; elle en organise le déroulement social harmonieux (Ministère de l’Intérieur)
  • La République s’assure du respect par tous des lois communes qui fondent l’unité nationale ; elle veille donc à ce qu’aucun choix spirituel ne puisse s’imposer (lutte contre l’intégrisme et le totalitarisme religieux).

 

Yves LOPEZ

Halba, le 29 novembre 2017

 

Exposé laïcité:

7

Cycle de conférences 2017-2018:

6

Officialisation sélection CM2 A. RASSI:

5

le Liban – E.BONNE:

4

Cycle de conférences 2017-2018 (2):

3

Annonce Sélection:

2

Allocution Independance-ar-25 nov 17:

1